Mines : orpaillage une richesse qui dégrade !

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Pays minier par excellence, la Guinée regorge les 1/3 de la réserve mondiale de bauxite et exploite de l’or depuis le XVIème siècle. La mine artisanale de Doko située à 60km de Siguiri attire des milliers d’orpailleurs venus à la recherche de l’or. Cette activité a de réelle conséquence sur l’environnement.

Pays minier par excellence, la Guinée regorge les 1/3 de la réserve mondiale de bauxite et exploite de l’or depuis le XVIème siècle. La mine artisanale de Doko située à 60km de Siguiri attire des milliers d’orpailleurs venus à la recherche de l’or. Cette activité a de réelle conséquence sur l’environnement.

L’orpaillage est une activité qui est pratique dans cette zone de la Guinée depuis la nuit des temps. Jeunes, femmes et vieux se retrouve sur ces terres pour extraire des profondeurs de la terre, l’or. Pour beaucoup, cette activité permet d’ouvrir d’autres opportunités.

« Je vendais de la friperie au marché de Siguiri. Mais ça ne marchait pas trop et j’ai perdu mon fond de commerce. J’ai donc décidé de venir dans la mine de Doko afin d’avoir plus d’argent pour fructifier mon commerce et repartir à nouveau. Je ne veux pas rester ici toute ma vie car ce n’est pas bon pour ma santé », nous a confié Fanta Kouyaté, orpailleur.

Des trous ouverts partout, ce qui joue considérablement sur la nature. Pour les orpailleurs, l’essentiel c’est la vie humaine qui compte. « On se débrouille à creuser avec nos mains et les instruments rudimentaires comme la pelle et les pioches. Dans ces conditions il y’a moins de dégât quand même. Pour les êtres humains, il y’a moins de dégâts. On se débrouille sans problème mais avec un peu de dégât pour l’environnement », dixit Souleymane Camara, orpailleur

Les autorités et responsables de la commune urbaine de Siguiri travaillent main dans la main pour  restaurer l’environnement mais en vain. Pourtant quelques progrès dans les discussions sont considérables. « La nature entre la structure locale des mines et l’autorité n’étaient pas comme ça. Mais au jour d’aujourd’hui, ils se sont rendu compte que la nature, l’environnement doit être préservé. Sur ça, nous avons mené beaucoup de combat surtout avec le programme PCK, programme conjoint du système des nations unies. Je crois qu’en 2017, on n’a assez de projet de reboisement dans notre localité. Nous nous rendons compte aussi de la dégradation poussée » a dit Namory Doumbouya, sous préfet de Doko.

Autre conséquence de l’orpaillage à Siguiri, c’est la déscolarisation des enfants âge d’aller à l’école pour aider les parents dans les charges familiales. « Quand j’étais venu, j’ai pensé à ça. Dans 10, 15 20 ans Siguiri allaient disparaitre de la scène nationale puisque Siguiri n’allait plus avoir une représentativité sur le plan intellectuel. Les enfants avaient abandonnés l’école soutenue par les parents pour l’argent facile. Moi je dis argent facile puisque l’intérêt qu’on gère dans les mines est aléatoire. C’est pas Perrin », soutien Namory Doumbouya, sous préfet de Doko.

Si rien n’est fait pour protéger l’environnement dans la zone de Siguiri, le couvert végétal va continuer à se dégrader ce qui du coup va créer des conséquences sur l’avenir.

Aboubacar Sidiki Camara

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