SOCIETE : des parlementaires en formation sur la santé reproductive

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En dépit d’efforts conséquents consentis pour l’amélioration de la santé reproductive, les indicateurs de la santé maternelle, néonatale et juvénile font état d’une situation toujours préoccupante. Et pour continuer à agir sur cette dernière, les plaidoyers et autres campagnes de sensibilisation se poursuivent à travers tout le pays et en direction de toutes les entités de la société. C’est dans cette optique que les membres du Réseau des parlementaires guinéens en population et développement et des membres de l’administration parlementaire, suivent depuis ce mercredi un atelier qui devrait leur permettre de prendre connaissance de tous les avantages liés à la santé de la reproduction. L’initiative est rendue possible grâce à un appui financier du Fonds des Nations unies pour le développement (UNFPA). C’est l’honorable Mohamed Bérété, secrétaire général du parlement qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ce matin.

Justement, dans le discours qu’il a servi à l’occasion,  Sidiki Cissé, président du Réseau des parlementaires guinéens en population et développement,  a souligné que la pertinence du thème ne fait l’objet d’aucun doute :

Son importance et son opportunité ne saurait être discutées, en raison du fait qu’il constitue un des piliers du dividende démographique dont la capture est une exigence du développement pour notre pays, s’il veut être demain parmi les pays qui comptent.

Comme dans un échange de bon procédé, Aboubacar Cissé, le représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), pour sa part, a relevé l’importance de l’Assemblée nationale dans la diffusion et l’ancrage des comportements propices à la santé de la reproduction :

Un Etat qui investit en faveur des services de santé sexuelle et reproductive de qualité, contribue fortement à l’amélioration de la qualité de vie de ses populations et à l’atteinte des objectifs de développement durable par l’exploitation des opportunités offertes par le dividende démographique, en vue de l’émergence du pays. L’Assemblée Nationale guinéenne peut inverser la tendance de la morbidité mortalité et la maternelle, néonatale, infantile et juvénile en votant des lois en faveur de la santé de la reproduction, en garantissant leur application sur le terrain et en œuvrant pour un budget spécifique pour les produits de santé de la reproduction.   

  

A rappeler qu’en Guinée, le ratio de mortalité maternelle et néo-natale est de 550 pour 100 000 naissances vivantes. L’accès aux services de santé sexuelle et reproductive, pour sa part, se situe à 58 %.

Ibrahima Kindi BARRY

621 265 823

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