Des informations filtrent progressivement sur les conditions d’enlèvement du coordinateur du forum des forces sociales de Guinée. Abdoul Sacko a été enlevé mercredi dernier à son domicile, aux environs de 4 heures du matin, par des hommes armés et encagoulés. Il a ensuite été retrouvé dans un état critiques à Mafèrinya, dans la préfecture de Forécariah, près d’un camp militaire, par des paysans.
A mesure que le temps passe, des informations filtrent progressivement sur ce qui s’est réellement passé, même si l’appareil judiciaire n’a toujours fait aucune déclaration à propose de cet enlèvement plutôt inquiétant d’un acteur de la société civile. La sortie récente du ministre porte-parole du gouvernement n’a fait qu’en rajouter à la colère des avocats de l’activiste qui ne savent plus à quel saint se vouer.
« Notre inquiétude est assez grandissante du fait que depuis sa disparition jusqu’à ce qu’on le retrouve aucune autorité n’a fait une communication. Celle qui a été faite par le porte-parole du gouvernement, nous étions vraiment très surpris de sa réaction. Il dit que des enquêtes ont été menées et diligentées par le ministre de la justice, nous on n’est pas au courant de ça. D’abord aucune autorité n’a cherché à savoir où il est jusqu’à présent, parce que c’est à travers nous ses conseils qu’on peut avoir cette information, mais personne. Donc, si on apprend dans la presse que des enquêtes ont été diligentées, nous ne sommes au courant de rien. Puisqu’il n’a pas encore été entendu », a fait savoir Me Almamy Samory chez nos confrères de TV5 monde.
Pourquoi Abdoul Sacko a-t-il subi ce traitement inhumain? Un autre de ses avocats qui s’exprimait sur RFI ce mardi matin a levé un coin du voile sur ce sujet. « On l’a interrogé à propos de ses liens avec certains acteurs politiques et d’autres membres de la société civile. Il a aussi été interrogé sur ses activités au sein de la société civile », a-t-il réagi en réponse aux questions d’un auditeur de la rfi.