Son arrivée à la tête de l’Égypte augurait un vent d’espoir démocratique à la faveur du printemps arabe qui a balayé la quasi-totalité des dirigeants de la région. Depuis, le général sauveur semble reconduire la même recette que celui qu’il a renversé. Le président Abdel Fattah al-Sissi a en effet prêté serment ce mardi 2 avril pour un nouveau mandat de six ans. Le troisième du genre.
La cérémonie s’est déroulée devant le Parlement réuni dans son hémicycle flambant neuf de la nouvelle capitale administrative, à une cinquantaine de kilomètres à l’est du Caire.
Lors de cette prestation de serment, le président egyptien a salué la résilience des Égyptiens et indiqué que sans l’action déterminée de l’État, le pays se serait effondré. Il a promis d’augmenter les efforts dans le domaine politique avec la poursuite du dialogue national et économique avec une réforme financière.
Mais il a surtout insisté sur le niveau social avec une augmentation substantielle des aides aux plus défavorisés. Selon des estimations indépendantes, le taux de pauvreté a pratiquement doublé au cours des dix dernières années. Plus de la moitié des Égyptiens seraient aujourd’hui sous le seuil de pauvreté ou à peine au-dessus, rapporte rfi.