Au moins neuf personnes ont été arrêtées au Mali. Présentées comme des partisans de l’imam Mahmoud Dicko, elles ont été inculpées pour « attroupement illégal » avant d’être conduites en prison à Bamako, selon rfi. Il leur est reproché d’être sortis le 14 février dans les rues de Bamako pour accueillir le leader religieux qui vit en exil et finalement n’est pas revenu au pays.
Un proche d’un des Maliens emprisonné, explique chez nos confrères : « Nous habitons non loin de l’aéroport de Bamako. Le jour où l’imam devait rentrer, les forces de l’ordre sont venues jusque dans notre maison pour arrêter mon frère, alors qu’il n’était pas à la manifestation ».
Les relations entre Mahmoud Dicko et la junte, au début bonnes sont désormais exécrables. L’ancien président du Haut conseil islamique du Mali, très influent dans le pays, est devenu l’un des principaux opposants des militaires au pouvoir. Il avait par exemple dénoncé une « Transition sans trajectoire » et « qui ne finira jamais ». La Coordination des mouvements et associations de soutien à l’imam a été dissoute par la junte en mars 2024.
Depuis plus d’un an, Mahmoud Dicko vit en exil en Algérie.