Un cessez-le-feu est entré en vigueur ce mercredi matin sur le front entre Israël et le Hezbollah. Il intervient près plus d’un an d’hostilités transfrontalières et deux mois de guerre ouverte entre l’armée israélienne et le mouvement libanais armé soutenu par l’Iran. Il prévoit le retrait progressif d’Israël en soixante jours et le Hezbollah devra quitter la zone du sud du liban.
L’annonce de cet accord est intervenue après qu’Israël a pilonné mardi le centre de Beyrouth et sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, comme jamais depuis qu’il a lancé le 23 septembre une campagne de bombardements visant le mouvement allié du Hamas et de l’Iran, puis y a entamé le 30 septembre des opérations au sol dans le sud du Liban.
Une « bonne nouvelle » selon Joe Biden
Peu après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, l’armée israélienne a averti les habitants du sud du Liban de ne pas s’approcher des positions où elle reste déployée. L’armée libanaise, de son côté, a affirmé se redéployer dans les régions frontalières avec Israël, et a appelé les habitants déplacés par les combats « à patienter » avant de retourner chez eux.
Le président américain Joe Biden a salué mardi soir l’accord de cessez-le-feu, « un nouveau départ » pour le Liban et une « bonne nouvelle » pour laquelle les Etats-Unis et la France œuvraient depuis des semaines. En vertu de l’accord, l’armée libanaise doit prendre le contrôle de la zone frontalière, côté libanais, et « ce qui reste du Hezbollah et des autres organisations terroristes ne sera pas autorisé (…) à menacer à nouveau la sécurité d’Israël », a dit le président américain.
Les Etats-Unis et la France doivent veiller à ce que l’accord de cessez-le-feu soit « mis en œuvre dans son intégralité », ont déclaré mardi soir Joe Biden et son homologue Emmanuel Macron dans un communiqué commun.