Violations des Droits humains en Guinée: « nous demandons aux autorités guinéennes de respecter leurs engagements » (Souleymane Sow d’Amnesty International)

Ces dernières années ont été particulièrement laborieuses pour de nombreux guinéens. Selon de nombreuses organisations de défense des Droits de l’Homme, le tableau est particulièrement sombre. Entre disparitions forcées, tortures, enlèvement, menaces…, la Guinée traverse une situation difficile.

Le Directeur exécutif d’Amnesty International en Guinée interpelle les autorités de la transition. Souleymane Sow, dans une interview qu’il a accordée à RFI, appelle les autorités à respecter leurs engagements contenus dans la charte de la transition.

L’actualité de ce point de vue, a été marquée récemment par le kidnapping d’Abdoul Sacko, qui a été enlevé le 19 février à son domicile de Conakry, et qui a été retrouvé en brousse dans un état critique, après avoir été visiblement torturé. On parle encore des disparitions forcées de Foniké Menguè et de Mamadou Billo Bah, sans nouvelles d’eux depuis plus de sept mois.

Selon Souleymane Sow, directeur exécutif d’Amnesty International en Guinée, la charte de la transition avait pourtant balisé le chemin. « Dans cette charte de la transition que les autorités ont proposée au peuple de Guinée, quand même, 28 articles de cette charte sur 80 articles portent sur les droits et les libertés fondamentales. Donc plus du tiers de ces articles concernent les libertés fondamentales », a fait remarquer l’activiste.

Il poursuit en appelant les autorités guinéennes au respect de cette charte. « Nous demandons aux autorités guinéennes de respecter leurs engagements et donc de libérer Oumar Sylla Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, et d’ailleurs aussi les autres disparus, ou au moins de dire au peuple de Guinée ce qui s’est passé sur le sol guinéen ».

Pour Souleymane Sow, les guinéens pensaient avoir tourner la page des épisodes d’enlèvement, de tortures ou de disparitions forcées. « Nous, nous sommes très jeunes, mais pour ceux qui connaissent encore l’histoire de la Guinée, on ne pensait vraiment plus revoir des cas de disparitions forcées dans notre pays et que maintenant, en plus de cela, on parle de cas de tortures, il y a déjà eu des cas suspects, des cas de mort dans les prisons qui n’ont pas non plus été élucidés. Alors que la charte, je reviens sur cette charte de la transition, quand vous prenez l’article 11 de cette charte, « nul ne peut faire l’objet de torture, de peines ou traitements cruels, dégradants ou inhumains », a-t-il déclaré chez rfi.

Author: La Rédaction

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