Procès des événements du 28 septembre 2009 : un nouveau témoin accable l’ex ministre de la santé au sujet des corps

Il s’agit de Mamadou Chérif Barry. C’est un mécanicien âgé de 54 ans. Il est originaire de Missira dans la préfecture de Koubia, dans la région administrative de Labé. Il a été cité par les avocats des parties civiles pour témoigner dans cette affaire.

Il a prêté serment de dire toute la vérité rien que la vérité sans haine, sans crainte. Il a expliqué qu’il était dans son garage à Kipé le 28 septembre en 2009 avec ses enfants et apprentis jusqu’à 14 heures.

Entre-temps, il dit avoir envoyé son fils adoptif du nom de Thierno Mouhamadou Barry chercher le déjeuner à la maison. Lorsque ce jeune âgé selon lui, de 16 à 17 ans, revenait de la maison pour le garage avec le repas, il a été fusillé par des militaires qui arboraient des cauris, entre Bambeto et Koloma marché.

Le témoin a révélé que son fils a reçu huit balles du ventre à la poitrine. Il a ajouté qu’il a été informé de la triste nouvelle par appel téléphonique de quelqu’un qui avait pu identifier la victime. Mamadou Chérif Barry est allé effectivement trouver le corps de son fils allongé sur place. Il a alors signalé un véhicule de la croix rouge qui était de passage.  Ensemble, ils l’ont embarqué et l’ont conduit à Donka.

A Commandaya, ils sont tombés sur un groupe d’agents. Ceux-là ont contraint le véhicule de la croix rouge à s’arrêter en tirant sur un des pneus. Après des tractations, le pneu a été changé et ils ont continué avec le corps à la morgue de Donka.

Mamadou Chérif Barry a indiqué avoir trouvé des corps superposés les uns sur les autres. Lorsqu’il sortait de la morgue s’est-il souvenu, un camion militaire était garé à la devanture.  « On a vu des gardes prendre les corps de la morgue pour les embarquer dans ce camion. Ils ont beaucoup embarqué parce que le véhicule était rempli. Celui-ci a été succédé par un autre camion », a-t-il témoigné.

Selon le témoin, tout s’est passé en présence du ministre de la santé d’alors. Jusqu’à présent, a-t-il regretté, le corps de son fils adoptif n’a pas été retrouvé. Au lieu de se constituer partie civile, Mamadou Chérif Barry a préféré comparaître en tant que témoin.

Author: La Rédaction

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